
Immobilier en Ile de France : Les prix tardent à baisser en Juillet 2008... Qu'en est il réellement ?
Les prix continuent d'augmenter à Paris, mais moins fortement que pas le passé. En banlieue, quelques baisses timides sont enregistrées au 1er trimestre 2008, selon les notaires d'Ile-de-France. Ils n'anticipent pas de "franche baisse des prix" pour la suite.
Pour les spécialistes, la baisse des prix de l'immobilier est inéluctable. La plupart d'entre eux parient sur un recul de -4% cette année et de -6% en 2009. Ses prévisions sont valables pour l'ensemble de l'hexagone, et, comme chacun sait, Paris et sa région obéit à une toute autre loi. Au premier trimestre 2008, les prix peinent en effet à baisser en Ile-de-France. Ils ralentissent cependant leur course. "Le ralentissement de la hausse des prix est généralisé en Ile-de-France, exception faite de Paris", commentent les notaires d'Ile-de-France.
Des prix à nouveau en hausse à Paris
Sur les trois premiers mois de l'année, les prix augmentaient encore de +1,1% à Paris intra-muros, selon l'indice notaires-Insee. Une hausse certes moins forte que par le passé (+2,6% au 4ème trimestre 2007, +3,6% au 3ème trimestre 2007, +1,8% au 2ème trimestre 2007 et +2% au 1er trimestre 2007), mais qui conduit tout de même sur l'année glissante à une majoration tarifaire de +9,4%, avec bien sûr "un certain nombre de poche de résistance observée dans certains arrondissements de la capitale", selon les notaires d'Ile-de-France. Dans la moitié des arrondissement de la capitale, les prix annuel à la fin mars, progressaient encore de plus de ... 10% !
Quelques vraies baisses en banlieue
La situation est plus contrastée en banlieue parisienne. Les prix baissent pour les appartements anciens en Petite Couronne (-0,3% au 1er trimestre 2008) et pour les maisons anciennes en Grande Couronne (-0,4% au 1er trimestre 2008). Dans les deux cas, la progression annuelle arrêtée à fin mars reste positive, avec respectivement une augmentation des prix de +5,2% et de +2,5%.
Dans les autres cas, les prix des logements anciens sont toujours orientés à la hausse au premier trimestre : +0,7% pour les appartements en Grande Couronne (+4,1% sur l'année glissante) et +0,2% pour les maisons en Petite Couronne (+3,8% l'an).
Un marché immobilier qui devrait ralentir
"A des prix des logements devenus très élevés, même s'ils décélèrent voire évoluent à la baisse, vient désormais s'ajouter une hausse des taux d'intérêt, lesquels sont passés au-dessus de la barre des 5%. Et toute nouvelle augmentation du loyer de l'argent, annoncée par certains pour combattre les tensions inflationnistes en Europe, ne manquerait pas de peser sur la solvabilité des ménages, à commencer par celle des classes moyennes, qui constituent les gros bataillons des accédants à la propriété", cela plaidant, selon les notaires, pour un ralentissement du marché. D'autant que, selon eux, les banques ont durci leurs conditions de crédit, notamment pour les crédits relais, indispensables aux petits propriétaires qui souhaitent devenir plus gros.
"Par-delà ces facteurs économiques et financiers qui affectent objectivement la demande, le scepticisme sur les perspectives d'activité à court terme, entretenu par le débat sur la perte du pouvoir d'achat des Français, contribue à perturber le marché. Aussi, fort de ces considérations, est-il permis de penser que l'activité immobilière dépendra, dans les mois à venir, des prix dont il est souhaitable qu'ils soient établis à un niveau compatible avec les ressources des acquéreurs, des taux d'intérêt dont il importe qu'ils restent fixés à de faibles niveaux, et de la politique du crédit dont il serait dommageable qu'elle continue à se rigidifier", concluent-ils.
Source : Immobilier : les prix tardent à baisser en Ile de France : Les echos